Actions menées et résultats du programme

L’animation, la communication et la collaboration avec les entreprises

Plutôt que de miser sur des solutions technologiques, le choix a été fait de travailler en lien étroit avec les entreprises et de consacrer l’essentiel des moyens disponibles à la mise en œuvre d’actions de communication et de promotion sur les lieux d’emplois : animations aux entrées de site ou sur les parkings, stands d’information sur les lieux de restauration, actions de sensibilisation dans les réunions de service, vidéos, etc. Pour installer et entretenir la dynamique, un challenge covoiturage inter-entreprises est organisé chaque année au mois de novembre. Sa vocation est d’inciter les salariés à tester le covoiturage et à récompenser les entreprises qui enregistrent les taux de participation les plus forts. En quelques années, le dispositif a acquis une forte notoriété puisque plus de 160 entreprises françaises et suisses, employant près de 40’000 collaborateurs, en sont aujourd’hui partenaires

Les outils développés

Pour faciliter la pratique du covoiturage, le dispositif a contribué au déploiement d’un réseau de près de 80 aires de covoiturage. Il a lancé et anime un site Internet dédié (www.covoiturage-arcjurassien.com) qui a la particularité d’orienter les personnes intéressées vers une centrale téléphonique accessible gratuitement de 7h à 19h les jours ouvrés. Des outils de gestion du covoiturage ont par ailleurs été développés, l’un à usage des entreprises (fairpark®), l’autre à usage des covoitureurs eux-mêmes, pour les aider à s’organiser (Share to move®)

Les résultats

Depuis l’origine, le dispositif a été régulièrement évalué par le biais de comptages aux frontières et aux entrées de parkings, mais aussi par le biais d’enquêtes menées auprès des référents mobilité et des collaborateurs des entreprises adhérentes.

Ces évaluations ont montré que la part modale du covoiturage avait doublé en leur sein depuis le début de l’opération, passant à 22 % de covoitureurs réguliers (et même 30 % parmi les frontaliers), et que les nouveaux covoitureurs étaient très majoritairement d’anciens autosolistes. Globalement, il s’agit de niveaux de pratique qui restent très élevés comparés aux résultats constatés ailleurs en Suisse et en France où on dénombre en moyenne 4 % de covoitureurs sur les trajets domicile-travail.

Les impacts pour le territoire sont très significatifs puisqu’on estime que les 6’800 covoitureurs des entreprises adhérentes économisent annuellement chacun, en moyenne, 6’500 km, 1’100 kg de CO2 et 2’300 € / 2’600 CHF, ce qui signifie moins de nuisances et près de 16 M€ / 18 MCHF de dépenses de transport évitées, réinjectées en grande partie dans l’économie locale.

Le rapport coût/bénéfice du dispositif est donc excellent et valide a posteriori les options stratégiques prises en 2011. Les dépenses engagées annuellement en faveur du covoiturage ne suffiraient pas pour financer une ligne performante de transport collectif qui ne répondrait potentiellement qu’aux besoins d’une petite minorité des actifs du territoire.